jeudi, novembre 26, 2020
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Six (06) mois d’exécution du « projet dialogue inter religieux et lutte contre l’extrémisme viole », le CDC fait le bilan.

Promouvoir le dialogue inter et intra religieux et lutter contre l’extrémisme violent dans la région du Nord, le centre diocésain de communication (CDC) fait le bilan de ses interventions après les six (6) mois d’exécution du « Projet intégré de communication et d’éducation pour la cohésion sociale et le renforcement du pluralisme religieux dans la région du Nord ».

En effet, lancé officiellement le 17 janvier 2018 sous le patronage de Monsieur le gouverneur de la région du Nord et du parrainage de Monseigneur Justin KIENTEGA, Évêque de Ouahigouya pour 18 mois (janvier 2018 à Juin 2019), le « Projet intégré de communication et d’éducation pour la cohésion sociale et le renforcement du pluralisme religieux dans la région du Nord », avec l’appui technique et financier de l’ONG OXFAM, a permis la mise en œuvre d’un portefeuille d’activité de promotion de paix et de dialogue inter et intra religieux dans la région du Nord en faveur de la paix et du vivre ensemble, sous la houlette du Centre Diocésain de communication (CDC) avec à sa tête l’Abbé Victor OUEDRAOGO, comme chef d’orchestre.

Après six (6) mois de mise en œuvre, l’équipe s’est voulue rassurante en dressant un bilan des activités et en s’ouvrant à des critiques objectives en vue de recadrer au besoin les interventions dans le souci d’atteindre les objectifs de départ et de mieux impacter les zones d’intervention.

Au titre des réalisations physiques, le bilan fait état entre autres de :

  • Trente (30) représentations théâtrales dans trente (30) localités selon des critères de zones à hauts risques d’insécurité de la région du Nord, sur le thème du « mariage mixtes » en vue de sensibiliser les leaders religieux sur la tolérance religieuse ;
  • De cinquante (50) clubs d’écoutes et de dialogue (CED) formés et mis en place comme des mécanismes de prévention des conflits et un cadre de vivre ensemble. Ces clubs d’écoutent suivent régulièrement les émissions de la radio Notre Dame de Sahel (RNDS), s’illustrent et se rivalisent d’ardeur dans les actions en faveur du vivre ensemble et de la tolérance religieuse, témoignant ainsi d’un satisfecit pour le projet et d’un réconfort dans l’idée  que les religions ont une parfaite collaboration dans la région du nord.
  • Un film documentaire réalisé sur les acquis du projet ou expériences de collaboration inter et intra religieuse en vue de capitaliser et de sensibiliser davantage sur la thématique phare du projet.
  • Deux (2) sessions de formation de trois (3) jours chacune au profit de 45 leaders religieux et communautaires et 15 responsables de médias de la région, sur la thématique de la collaboration inter et intra religieuse et sur le rôle des médias dans la promotion de la paix, du dialogue et du changement de comportement.
  • Des émissions chaque mois avec les chefs coutumiers, les leaders religieux sur les valeurs traditionnelles et religieuses pouvant contribuer à la paix et à la tolérance

Si en terme de réalisations physiques, l’équipe de l’Abbé Victor OUEDRAOGO peut se convaincre d’être en bonne voie pour l’atteinte des objectifs de départ du projet, il a fallu cependant apprécier aussi ces résultats en fonction des indicateurs de suivi et d’évaluation établis de commun accord avec le partenaire de mise en œuvre qu’est l’ONG OXFAM. C’est sous cet angle que se sont invitées comme à l’accoutumée, les mesures, les analyses et les interprétations des résultats atteints par des spécialistes et des experts commis à cette tâche dont le Dr Mathias SAWADOGO, chargé du Suivi Evaluation dudit projet. Certes, les résultats sont probants, selon les différents procédés d’appréciations et d’évaluations, et même encourageant avec une lueur d’espoir d’atteindre  l’objectif global du projet à l’horizon de Juin 2019 mais il faut toutefois relever un faible appropriation du projet par les acteurs à la base, un manque de visibilité des actions du projet, une insuffisance de communication autour des objectifs et du projet lui-même qui se veut spécifique dans le domaine de la communication et non d’investissement et enfin la faible implication  des autorité locales malgré la volonté manifeste et l’engagement du gouverneur himself.

Tirant leçon des six (6) mois d’exécution et en attendant les conclusions et les recommandations de l’évaluation à mi-parcours, l’équipe du projet s’est de nouveau embarquée dans la mise en œuvre des activités programmées pour la suite du projet et vers l’échéance prévue de Juin 2019.

Boureima SORE et Ismaël OUEDRAOGO

Radio Notre Dame Du Sahel

 

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